
Signer une Term Sheet avec un VC suisse n’est pas une victoire, c’est le début d’un combat juridique où une seule clause peut anéantir des années de travail.
- La clause de « Liquidation Preference » peut réduire votre part à zéro, même lors d’une vente jugée réussie.
- Un droit de préemption mal défini (Super Pro Rata) peut effrayer et bloquer tous vos futurs investisseurs.
Recommandation : Ne négociez jamais une clause isolément, mais analysez la Term Sheet comme un système interdépendant dont l’unique objectif est de protéger votre contrôle et la valeur future de votre entreprise.
Le document est là, sur votre bureau. La Term Sheet. Le Graal pour lequel vous avez travaillé sans relâche, la validation par un fonds de capital-risque qui croit en votre vision. L’euphorie monte, mais une angoisse sourde aussi. Ce jargon juridique, ces clauses complexes… vous sentez que l’enjeu dépasse la simple injection de capital. Vous êtes sur le point de céder une partie de votre « bébé » et vous ne voulez pas commettre d’erreur.
On vous a dit de bien lire, de vous faire conseiller. On vous a expliqué les termes techniques : vesting, anti-dilution, drag-along. Mais ces définitions ne servent à rien si vous ne comprenez pas l’intention stratégique cachée derrière chaque ligne. Une Term Sheet n’est pas un contrat équilibré ; c’est un document rédigé par les avocats du VC, pour le VC. Le considérer autrement est la première et la plus grave des erreurs. Il s’agit d’un champ de mines juridique où l’asymétrie d’information joue systématiquement en votre défaveur.
La véritable négociation ne consiste donc pas à obtenir un « oui » sur tous les points, mais à identifier et désamorcer les bombes à retardement spécifiques à l’écosystème suisse. L’objectif de ce guide n’est pas de vous fournir un dictionnaire de clauses. C’est le briefing de votre avocat avant d’entrer dans la salle de négociation. Nous allons disséquer, point par point, les huit zones de rupture où le contrôle et la valeur se perdent réellement, pour vous armer des connaissances nécessaires pour protéger votre startup, votre équipe et votre patrimoine.
Pour naviguer avec précision dans ce document critique, nous avons structuré cet article autour des points de friction les plus dangereux. Chaque section est conçue comme une analyse de risque, vous donnant les clés pour transformer une négociation subie en une discussion stratégique et équilibrée.
Sommaire : Guide de survie pour la négociation de votre Term Sheet en Suisse
- Pourquoi la « Liquidation Preference » mal négociée peut vous laisser avec 0 CHF même en cas de vente à 50 millions ?
- Comment structurer le droit de préemption pour ne pas bloquer vos futures levées de fonds ?
- VC zurichois ou Family Office genevois : quel investisseur apporte réellement du réseau commercial ?
- L’erreur de composition du Board qui paralyse les décisions stratégiques au pire moment
- Quand lancer la Due Diligence : le rétroplanning pour avoir les fonds sur le compte avant la rupture de cash
- L’erreur de négociation avec les Business Angels qui vous fait perdre le contrôle dès le Seed
- Comment adapter vos statuts pour anticiper l’entrée future d’investisseurs sans passer chez le notaire deux fois ?
- Comment convaincre des Business Angels suisses d’investir 100 000 CHF sur un simple PowerPoint ?
Pourquoi la « Liquidation Preference » mal négociée peut vous laisser avec 0 CHF même en cas de vente à 50 millions ?
La « Liquidation Preference » est sans conteste le détonateur le plus puissant de votre Term Sheet. Elle détermine qui est payé en premier et combien lors d’un « événement de liquidité » (vente, fusion, etc.). En tant que fondateur, votre erreur serait de vous focaliser sur la valorisation « pre-money » en ignorant que cette clause peut rendre cette valorisation totalement théorique. Imaginez ce scénario : vous levez 5 millions de CHF. Des années plus tard, vous vendez l’entreprise pour 5 millions. Vous pensez récupérer votre part ? Faux. Avec une préférence de liquidation standard (1x), l’investisseur récupère l’intégralité de ses 5 millions et il ne reste rien pour vous et les autres actionnaires ordinaires.
Le danger s’intensifie avec les structures plus agressives. Les « participating preferences » permettent à l’investisseur de récupérer sa mise initiale ET de prendre ensuite sa part proportionnelle du capital restant. Avec une « 2x participating preference » sur un investissement de 10 millions, même une vente à 50 millions pourrait voir le VC empocher 20 millions (2x10M) plus sa part du gâteau restant, laissant une part congrue aux fondateurs. Si ces clauses complexes étaient rares, on observe une tendance inquiétante : près de 5,5 % des deals en 2023 incluaient des préférences de liquidation multiples, contre seulement 2,3 % en 2021.
Votre seul objectif stratégique doit être d’obtenir une préférence de liquidation 1x non-participating. C’est la norme du marché suisse et toute tentative de la part d’un VC d’imposer une autre structure doit être considérée comme un signal d’alarme majeur. Vous ne négociez pas un bonus pour l’investisseur ; vous protégez la valeur résiduelle de votre propre travail.
Comment structurer le droit de préemption pour ne pas bloquer vos futures levées de fonds ?
Le droit de préemption (ou « Pro Rata Right ») semble anodin. Il donne simplement à vos investisseurs actuels le droit de maintenir leur pourcentage de participation lors des futurs tours de financement. En apparence, c’est juste. En pratique, sa structure peut devenir un poison pour votre croissance. Le vrai danger réside dans le « Super Pro Rata Right », qui autorise un investisseur à souscrire une part plus importante que sa quote-part actuelle.
L’impact peut être dévastateur, comme l’a vécu une startup lausannoise. Elle a dû refuser une offre d’un VC américain de premier plan car son investisseur historique disposait d’un « Super Pro Rata » lui permettant de prendre jusqu’à 50% de tout nouveau tour. Les nouveaux entrants, voyant leur part potentielle drastiquement réduite, se sont retirés, jugeant l’opportunité trop limitée. La startup s’est retrouvée prisonnière de son premier investisseur. Ce n’est pas un partenariat, c’est un blocage stratégique.
Pour éviter ce piège, votre négociation doit se concentrer sur l’ajout de limites. Un droit de préemption standard est acceptable, mais il doit être encadré. La meilleure pratique consiste à négocier un cap temporel (le droit expire après 24 ou 36 mois) ou un seuil de détention minimum (le droit disparaît si l’investisseur passe sous un certain pourcentage du capital). Cela garantit que seuls les investisseurs significatifs et engagés sur le long terme conservent ce privilège, sans pour autant effrayer les futurs partenaires financiers essentiels à votre croissance.
Le tableau suivant, basé sur une analyse des pratiques de marché, résume les structures à privilégier et celles à fuir.
| Type de droit | Définition | Impact sur futures levées | Recommandation |
|---|---|---|---|
| Pro Rata Standard | Maintien du % de participation | Impact modéré | Acceptable |
| Super Pro Rata | Droit d’investir plus que sa quote-part | Très limitant | À éviter |
| Pro Rata avec cap temporel | Limité dans le temps (ex: 24 mois) | Impact décroissant | Optimal |
| Pro Rata avec seuil minimum | S’applique uniquement si détention >X% | Auto-régulé | Recommandé |
VC zurichois ou Family Office genevois : quel investisseur apporte réellement du réseau commercial ?
L’argent est une commodité. Ce que vous recherchez en Série A, c’est de « l’argent intelligent » : un partenaire qui ouvre des portes, valide votre modèle et accélère votre accès au marché. En Suisse, l’écosystème est polarisé entre deux cultures d’investissement distinctes : le monde des VC institutionnels, très concentré à Zurich, et celui des Family Offices, historiquement ancrés à Genève. Choisir le mauvais partenaire peut vous apporter des fonds, mais vous laisser isolé commercialement.
Le VC zurichois, souvent plus proche des modèles anglo-saxons, est typiquement focalisé sur des métriques de croissance rapides, des stratégies de « blitzscaling » et un réseau international. Il est excellent pour vous connecter à d’autres fonds pour les tours suivants. Le Family Office genevois, lui, a souvent une approche plus patrimoniale et à long terme. Son réseau est parfois plus local mais peut être extrêmement profond dans des industries spécifiques (luxe, finance, matières premières). Le danger est de croire que n’importe quel investisseur vous apportera le bon réseau. Un VC tech n’a pas forcément de contacts dans l’industrie horlogère, et un Family Office spécialisé dans l’immobilier ne vous ouvrira pas les portes de la pharma bâloise.

Comme le montre cette visualisation des connexions, les réseaux sont denses mais souvent cloisonnés. Votre Due Diligence ne doit pas porter que sur l’investisseur, mais sur son portefeuille. Appelez les fondateurs des autres startups qu’ils ont financées. Ont-ils réellement eu des introductions commerciales qualifiées ? L’écosystème suisse est dynamique, avec un canton de Genève qui a vu ses investissements bondir de 81,3% en 2024, tandis que Zurich, bien que leader, a connu une baisse. Cela montre que les opportunités sont partout, à condition de choisir un partenaire dont le réseau est aligné avec vos clients, pas seulement avec d’autres financiers.
L’erreur de composition du Board qui paralyse les décisions stratégiques au pire moment
Avec l’entrée d’un VC, la composition de votre Conseil d’Administration (Board) va changer. C’est inévitable. L’erreur est de voir cette étape comme une formalité administrative plutôt que comme la mise en place de votre futur gouvernement d’entreprise. Une mauvaise composition peut mener à une paralysie totale au moment où l’agilité est une question de survie. C’est ce qui est arrivé à une startup de l’arc jurassien, bloquée pendant trois mois critiques. Le siège d’administrateur « indépendant » exigé par le VC était occupé par un professeur d’université très respecté mais surchargé, qui retardait systématiquement la validation des décisions nécessitant un quorum.
Pour éviter ce type de blocage, la négociation du Board doit être menée avec une approche défensive et pragmatique. Votre objectif est de maintenir l’efficacité décisionnelle. Premièrement, limitez la taille du Board à 5 membres (2 fondateurs, 2 investisseurs, 1 indépendant). Au-delà, les discussions s’éternisent et les décisions se diluent. Deuxièmement, liez le siège d’un investisseur au Board à un seuil de participation minimum. S’il vend une partie de ses actions et passe sous les 10% ou 15%, il doit céder son siège. Cela évite d’avoir des administrateurs qui n’ont plus « assez à perdre » mais conservent un pouvoir de blocage.
Enfin, distinguez clairement le rôle d’administrateur (avec droit de vote et responsabilité légale) de celui d’observateur (avec droit d’information mais sans droit de vote). Proposer un siège d’observateur à un investisseur secondaire ou à un expert trop occupé est une excellente manière de bénéficier de ses lumières sans risquer la paralysie. Un Board efficace est un outil d’accélération ; un Board mal conçu est un frein à main tiré en pleine course.
Votre plan d’action pour un Board efficace
- Points de contact : Listez tous les acteurs qui réclament un siège (VCs, BAs, fondateurs, indépendants).
- Collecte : Inventoriez les droits de vote existants et les exigences de quorum prévues dans vos statuts actuels.
- Cohérence : Assurez-vous que chaque siège au Board est justifié par un seuil de participation significatif (ex: >10%) et un apport stratégique clair.
- Mémorabilité/Émotion : Repérez les profils « passionnés mais trop occupés » et proposez-leur un statut d’observateur plutôt qu’un siège qui pourrait créer des blocages.
- Plan d’intégration : Amendez les statuts pour inclure des clauses de révocation automatique en cas d’absences répétées et pour permettre des décisions par visioconférence ou écrit.
Quand lancer la Due Diligence : le rétroplanning pour avoir les fonds sur le compte avant la rupture de cash
Vous avez une Term Sheet signée. Félicitations. Mais l’argent n’est pas sur votre compte. La période entre la signature de la Term Sheet et le versement effectif des fonds est une « vallée de la mort » administrative et juridique appelée Due Diligence (DD). Sous-estimer sa durée est une erreur fatale qui peut mener directement à la faillite, même avec une levée de fonds sécurisée « sur le papier ». Le VC va mandater ses avocats et auditeurs pour éplucher chaque contrat, chaque ligne de code, chaque bulletin de salaire. Ce processus prend, dans le meilleur des cas, 4 à 6 semaines, mais s’étend souvent sur 2 à 3 mois si votre « data room » est mal préparée.
Le temps est votre ennemi. Chaque jour de retard est un jour où vous brûlez du cash sans nouvelles rentrées. Le sentiment d’urgence doit être le vôtre, pas celui du VC. En 2023, une analyse a montré que plus de 73 startups suisses financées ont été liquidées, soit une multiplication par 3,8 par rapport à 2022. Beaucoup sont mortes en attendant un argent qui est arrivé trop tard. Votre seule arme est un rétroplanning obsessionnel. Calculez votre « zero cash date » (la date à laquelle vous n’avez plus de trésorerie) et remontez le temps : prévoyez 3 mois pour la DD et la rédaction des contrats finaux, 1 mois pour la négociation de la Term Sheet, et 3 à 6 mois pour le roadshow. Conclusion : vous devez commencer à lever des fonds au moins 9 mois avant d’en avoir besoin.

La meilleure négociation est celle que vous menez sans être acculé par le temps. N’attendez pas de recevoir une Term Sheet pour commencer à préparer votre data room. Anticipez les demandes : contrats de travail, pactes d’actionnaires, propriété intellectuelle, contrats commerciaux… Chaque document doit être prêt, classé, et validé par votre avocat. Une DD qui se déroule sans accroc est le signal le plus fort que vous envoyez à votre futur partenaire : celui d’une entreprise bien gérée, professionnelle et fiable.
L’erreur de négociation avec les Business Angels qui vous fait perdre le contrôle dès le Seed
Les erreurs commises lors de la première levée de fonds en Seed avec des Business Angels (BAs) se cristallisent et explosent lors de la Série A. Les VCs examineront à la loupe les conditions que vous avez accordées à vos premiers investisseurs, et des clauses non-standard peuvent faire capoter le deal. L’erreur la plus commune concerne les prêts convertibles avec des conditions trop généreuses ou mal définies. Un BA peut par exemple exiger un « cap » de valorisation très bas (ex: 2M CHF) sur son prêt. Si vous levez ensuite votre Série A à une valorisation de 10M CHF, ce BA convertira son investissement sur la base de 2M, obtenant une part du capital bien plus importante que ce que son investissement initial justifierait, diluant massivement les fondateurs.
Un autre point de friction majeur est le droit de veto. Certains BAs, même avec une participation minoritaire, exigent un droit de veto individuel sur les futures levées de fonds. C’est une bombe atomique dans votre pacte d’actionnaires. Aucun VC n’investira dans une société où un actionnaire à 5% peut bloquer seul une décision stratégique vitale. De même, la clause de « Drag Along » (obligation pour les minoritaires de vendre si une majorité le décide) est essentielle. Ne pas l’avoir incluse dès le Seed crée une incertitude que les VCs détestent.
Votre stratégie en Seed doit être de standardiser au maximum. Utilisez des documents types (ex: modèles de la SECA – Swiss Private Equity & Corporate Finance Association) et refusez fermement les clauses exotiques. Un taux d’escompte sur conversion à 20% est standard, 30% est agressif. Un cap doit être au moins 2 à 3 fois supérieur à votre valorisation actuelle. En protégeant votre table de capitalisation dès le début, vous ne faites pas qu’optimiser votre dilution ; vous vous assurez d’être « investissable » pour les tours suivants. Un pacte d’actionnaires propre et standard est un signe de maturité et de professionnalisme qui rassurera les VCs.
Comment adapter vos statuts pour anticiper l’entrée future d’investisseurs sans passer chez le notaire deux fois ?
En Suisse, chaque augmentation de capital ordinaire requiert une assemblée générale extraordinaire et un passage coûteux et lent chez le notaire. Pour une startup qui prévoit plusieurs tours de financement, c’est une perte de temps et d’argent considérable. L’erreur est de ne pas utiliser l’outil juridique prévu spécifiquement pour vous par le nouveau droit suisse des sociétés : la marge de fluctuation du capital (anciennement « capital autorisé »).
Cet outil permet à l’assemblée générale de déléguer au conseil d’administration le pouvoir d’augmenter (ou de réduire) le capital dans une limite définie (jusqu’à 50% du capital existant) pour une période maximale de cinq ans. Concrètement, cela signifie que pour vos prochaines levées de fonds (Seed, Série A), si elles s’inscrivent dans cette marge, vous n’aurez plus besoin de convoquer une AG ni de passer chez le notaire. Une simple décision du conseil d’administration suffit. C’est un gain de flexibilité et de réactivité immense.
L’avantage est tangible. On estime que l’utilisation du capital autorisé permet d’économiser entre 3’000 et 5’000 CHF de frais de notaire et de gagner 3 à 5 semaines sur chaque opération. C’est du temps et de l’argent que vous pouvez réinvestir dans votre produit. De plus, avoir une marge de fluctuation du capital déjà inscrite dans vos statuts envoie un signal fort aux investisseurs : vous êtes « VC-ready ». Vous avez anticipé les besoins futurs et votre structure juridique est professionnelle et optimisée pour la croissance.
| Critère | Augmentation classique | Marge de fluctuation du capital | Avantage |
|---|---|---|---|
| Délai | 4-6 semaines | 1 semaine | -5 semaines |
| Coût notaire | 3’000-5’000 CHF | 0 CHF (si dans la marge) | Économie substantielle |
| Processus | AG + Notaire | Décision du CA uniquement | Simplification radicale |
| Flexibilité | Faible | Élevée | Réactivité accrue |
| Signal investisseur | Neutre | Professionnel | Image VC-ready |
À retenir
- La préférence de liquidation « 1x non-participating » est le standard du marché suisse et doit être une ligne rouge dans votre négociation.
- La structure du Board et les droits de préemption conditionnent votre contrôle futur et votre capacité à lever des fonds ; ils doivent être limités et encadrés.
- Anticipez les levées de fonds futures en intégrant une marge de fluctuation du capital dans vos statuts pour gagner du temps, de l’argent et en crédibilité.
Comment convaincre des Business Angels suisses d’investir 100 000 CHF sur un simple PowerPoint ?
Avant même d’arriver à la Term Sheet d’un VC, il y a souvent l’étape cruciale de l’amorçage avec des Business Angels. Le marché suisse de l’investissement, bien que mature avec 2,4 milliards de CHF investis en 2024, est marqué par une culture de prudence. Un BA suisse investit autant dans le fondateur que dans l’idée. Votre pitch deck est votre premier test de crédibilité, et certaines approches fonctionnent mieux que d’autres dans ce contexte.
Oubliez les projections financières euphoriques et les « hockey sticks » irréalistes. Un BA suisse expérimenté sera bien plus impressionné par un plan financier conservateur présentant trois scénarios : pessimiste, réaliste et optimiste. Mieux encore, incluez une slide « Worst-Case Scenario » qui détaille ce que vous feriez si vos hypothèses de revenus étaient fausses de 50%. Cela ne montre pas un manque d’ambition, mais une maturité et une gestion du risque qui sont très appréciées.
La crédibilité se construit aussi localement. Votre pitch doit démontrer une « preuve locale ». Cela peut être un client pilote basé dans le même canton, une lettre d’intention (LOI) d’une PME suisse respectée, ou le fait d’avoir un entrepreneur local reconnu dans votre Advisory Board. L’écosystème suisse est petit, et la réputation est un actif majeur. Enfin, soignez les détails qui trahissent votre professionnalisme :
- Préparez un executive summary de 2 pages disponible en français ET en allemand.
- Mentionnez explicitement votre structure juridique (SA/Sàrl) et si vous disposez déjà d’une marge de fluctuation du capital.
- Démontrez une compréhension fine de votre marché cible en Suisse, au-delà des généralités.
Le but n’est pas de « vendre un rêve », mais de convaincre un partenaire potentiel que vous êtes un entrepreneur sérieux, crédible et en qui on peut avoir confiance pour gérer son argent avec rigueur.
Votre prochaine étape n’est pas de signer plus vite, mais de négocier mieux. Pour sécuriser votre avenir et celui de votre entreprise, une analyse juridique approfondie de votre Term Sheet n’est pas une option, c’est une nécessité impérieuse pour garantir que votre succès se traduise par une juste valeur pour vous et votre équipe.