Publié le 12 mars 2024

Le succès de votre levée de fonds en Suisse ne dépend pas de la qualité de votre dossier, mais de votre capacité à viser le bon guichet de financement au bon moment.

  • Innosuisse est réservé aux projets à forte base scientifique ; les modèles « lifestyle » ou de service pur seront systématiquement écartés.
  • Les Business Angels et les VC ont des psychologies d’investissement radicalement différentes : l’un cherche l’impulsion, l’autre le retour sur investissement structuré.

Recommandation : Cartographiez votre projet et votre stade de maturité avant de contacter qui que ce soit. Utiliser la mauvaise approche avec le bon investisseur mène à un refus certain.

En tant que fondateur d’une startup technologique en Suisse, la quête de financement pour votre premier prototype est un défi constant. Vous avez une idée brillante, une ambition débordante, mais les fonds manquent pour transformer votre vision en réalité. Naturellement, tous les regards se tournent vers Innosuisse et son fameux chèque d’innovation, perçu comme le Saint-Graal du financement non-dilutif. On vous conseille de préparer un dossier solide, de trouver un partenaire de recherche et d’espérer une réponse positive.

Pourtant, cette approche frontale est souvent une impasse. Se concentrer uniquement sur Innosuisse, c’est ignorer la richesse et la complexité de l’écosystème de financement suisse. Et si la véritable clé n’était pas de savoir *comment* remplir un formulaire, mais de comprendre la psychologie, les attentes et le timing de chaque « guichet » de financement ? La différence entre un succès et un échec réside souvent dans cette intelligence stratégique : savoir si votre projet est fait pour Innosuisse, un accélérateur, des Business Angels ou déjà des VCs.

Cet article n’est pas un simple guide de candidature. C’est un manuel stratégique pour vous, fondateur ambitieux. Nous allons décortiquer les codes de chaque acteur, des laboratoires de l’EPFL aux clubs d’investisseurs comme SICTIC, pour vous permettre de construire une feuille de route de financement cohérente et efficace, parfaitement adaptée à l’ADN de votre startup.

Pour vous guider dans cette démarche stratégique, cet article est structuré pour répondre aux questions cruciales que se pose tout fondateur de startup en Suisse. Explorez notre sommaire pour naviguer directement vers les sujets qui vous concernent le plus.

Pourquoi votre projet de service « lifestyle » sera refusé par Innosuisse (et où aller à la place) ?

La première règle pour réussir son financement est de comprendre l’ADN de l’organisme que vous sollicitez. Innosuisse, l’Agence suisse pour l’encouragement de l’innovation, a une mission claire : promouvoir l’innovation basée sur la science au profit de l’économie et de la société. Cette précision est capitale. Si votre projet, même brillant, est une application de service, une plateforme de mise en relation ou un produit « lifestyle » sans rupture technologique ou scientifique profonde, il ne correspond pas à l’ADN d’Innosuisse.

L’erreur la plus commune est de croire que toute « nouveauté » est une « innovation » aux yeux d’Innosuisse. L’agence recherche des projets qui nécessitent une collaboration avec un partenaire de recherche (HES, EPFL, etc.) pour résoudre un défi technique ou scientifique non trivial. Un projet sans cette composante de R&D académique sera immédiatement jugé inéligible. Le chèque d’innovation, bien qu’attractif, est spécifiquement conçu pour financer les études de faisabilité préalables à ces grands projets. D’ailleurs, le chèque innovation d’Innosuisse permet de financer une étude préliminaire jusqu’à 15’000 CHF, une somme destinée à valider un potentiel scientifique, pas à développer un produit commercial.

Si votre projet ne coche pas la case « science-based », ne perdez pas votre temps. Orientez-vous plutôt vers des alternatives plus adaptées : les concours de startups cantonaux, les plateformes de crowdfunding comme Wemakeit, ou encore les prêts d’honneur offerts par des fondations locales. Ces guichets sont conçus pour soutenir une plus grande diversité de modèles d’affaires et seront plus réceptifs à une innovation d’usage ou de service.

Comment convaincre un laboratoire de l’EPFL ou d’une HES de collaborer avec votre petite structure ?

La collaboration avec un partenaire de recherche est la clé de voûte d’un projet Innosuisse. Pour une petite startup, approcher un géant académique comme l’EPFL ou une HES peut sembler intimidant. L’erreur est de se présenter en demandeur. La bonne approche est de vous positionner en partenaire stratégique proposant une collaboration gagnant-gagnant. Ne demandez pas « Pouvez-vous résoudre mon problème ? », mais proposez « Ensemble, nous pouvons créer de la valeur et faire avancer la science appliquée. »

Pour être crédible, votre préparation doit être irréprochable. Identifiez précisément le laboratoire ou l’institut dont les recherches sont les plus alignées avec votre défi technologique. Étudiez leurs publications récentes, comprenez leurs axes de recherche et identifiez le professeur ou le chercheur clé. Votre premier contact doit démontrer que vous avez fait vos devoirs. Proposez une vision claire : comment votre projet peut-il servir de cas d’application concret pour leurs recherches ? Comment la collaboration peut-elle mener à des publications, à de la propriété intellectuelle partagée ou à une visibilité accrue pour le laboratoire ?

Cette approche change complètement la dynamique de la discussion. Vous n’êtes plus une startup en quête de ressources, mais un catalyseur d’innovation qui apporte une problématique marché concrète. Des structures comme l’EPFL Innovation Park sont conçues pour faciliter ces ponts, hébergeant des startups au cœur même de l’écosystème de recherche pour fluidifier les interactions. C’est la preuve que cette synergie est non seulement possible, mais activement recherchée par les institutions académiques suisses.

Chercheur et entrepreneur échangeant dans un laboratoire high-tech de l'EPFL avec équipements scientifiques

Comme le montre cette interaction, la collaboration est avant tout une affaire humaine. Un projet commun naît d’une vision partagée entre le potentiel commercial de l’entrepreneur et la curiosité scientifique du chercheur. C’est cet alignement qui convaincra le laboratoire du bien-fondé d’un partenariat et, par extension, Innosuisse de la solidité de votre projet.

MassChallenge ou FONGIT : quel programme d’accélération propulsera votre startup spécifique ?

Si la voie académique d’Innosuisse n’est pas la plus adaptée, l’écosystème suisse offre une autre voie royale pour les startups technologiques : les accélérateurs. Ces programmes offrent bien plus qu’un financement ; ils fournissent un mentorat intensif, un accès à un réseau qualifié et une crédibilité instantanée. Cependant, tous les accélérateurs ne se valent pas et ne répondent pas aux mêmes besoins. Deux des acteurs majeurs en Suisse romande, MassChallenge et la FONGIT, illustrent parfaitement cette diversité.

Choisir entre ces deux programmes dépend entièrement de votre stratégie et de votre stade de développement. MassChallenge est un programme court et intense, à vocation internationale, qui ne prend aucune participation dans votre entreprise (non-dilutif). C’est une plateforme idéale pour tester votre « product-market fit » à grande échelle et accéder à un réseau mondial. La FONGIT, en revanche, est un incubateur genevois qui propose un accompagnement sur le long terme (jusqu’à trois ans), avec un ancrage local très fort et un soutien financier potentiellement plus conséquent, mais qui peut être dilutif. C’est une option privilégiée pour les startups « deeptech » qui ont besoin de temps pour mûrir.

La comparaison suivante met en lumière leurs différences fondamentales pour vous aider à faire un choix éclairé.

Comparaison détaillée MassChallenge vs FONGIT pour startups suisses
Critère MassChallenge Switzerland FONGIT
Durée du programme 4 mois 3 ans environ
Financement Jusqu’à 1M CHF (non-dilutif) 50k-400k CHF selon le stade
Prise de participation 0% (modèle non-equity) Variable selon financement
Réseau 400+ experts, portée internationale Ancrage local genevois fort
Spécialisation Tous secteurs, focus sustainability ICT, Engineering, Life Sciences
Taux de succès post-programme 65% lèvent des fonds pendant/après 100+ entreprises, 1Mrd+ CHF levés

La décision n’est donc pas de savoir lequel est « le meilleur », mais lequel est le meilleur pour vous, maintenant. Une startup visant une expansion rapide à l’international trouvera son compte chez MassChallenge, tandis qu’une spin-off universitaire nécessitant un soutien technique et financier sur la durée s’épanouira à la FONGIT.

L’erreur de négociation avec les Business Angels qui vous fait perdre le contrôle dès le Seed

Après l’amorçage, les Business Angels (BA) sont souvent la prochaine étape logique. Ce sont des investisseurs privés qui injectent leur propre argent, mais aussi leur temps et leur carnet d’adresses. L’erreur fatale que commettent de nombreux fondateurs est de les aborder comme des versions miniatures de fonds de capital-risque (VCs), en se concentrant uniquement sur la valorisation et les clauses du contrat.

Or, la psychologie d’un BA est fondamentalement différente. Beaucoup sont d’anciens entrepreneurs. Leur décision est souvent moins guidée par un calcul froid de retour sur investissement que par une connexion humaine avec le fondateur et une passion pour le projet. Comme le souligne Brigitte Baumann, une figure emblématique de l’investissement providentiel en Europe, l’approche est souvent plus personnelle. C’est cette dimension qu’il faut comprendre et cultiver.

Les business angels donnent une impulsion souvent décisive pour une start-up, à des conditions plus souples que les banques ou sociétés de capital-risque. Une approche parfois civique, intuitive ou même affective, bien plus que la recherche d’un retour sur investissement.

– Brigitte Baumann, European Angel Investor of the Year 2015

L’erreur qui vous fait perdre le contrôle n’est pas de céder 5% de plus, mais de choisir le mauvais BA. Un BA qui ne partage pas votre vision, qui veut s’immiscer dans l’opérationnel quotidien ou qui a des attentes de sortie irréalistes peut devenir un véritable poids. L’enjeu de la négociation n’est pas tant financier que relationnel. Assurez-vous que l’alignement est parfait sur la vision à long terme et les rôles de chacun. Un bon BA est un mentor, pas un patron. C’est en sécurisant cette relation de confiance que vous préservez réellement le contrôle de votre startup.

Quand contacter les investisseurs : le timing saisonnier à respecter en Suisse

Dans la levée de fonds, le « quand » est aussi important que le « quoi » et le « comment ». Contacter un investisseur au mauvais moment, c’est comme essayer de vendre des parapluies en pleine canicule : votre produit peut être excellent, mais l’attention n’y est pas. L’écosystème suisse, comme beaucoup d’autres, est rythmé par une forte saisonnalité qu’il est crucial de maîtriser.

Ignorer ce calendrier, c’est risquer que votre e-mail se perde dans une boîte de réception délaissée ou que votre pitch soit reçu par un esprit déjà tourné vers les pistes de ski ou les plages. Par exemple, une étude sur les investissements en Suisse a montré qu’après deux gros deals en juillet, le volume s’est effondré à seulement 33 millions en août, illustrant le calme plat estival. Votre stratégie de contact doit être proactive et alignée sur les fenêtres d’opportunité où les investisseurs sont les plus réceptifs, mentalement disponibles et prêts à allouer des budgets.

Pour ne plus jamais envoyer votre pitch dans le vide, voici un plan d’action concret à intégrer dans votre stratégie de levée de fonds. C’est une feuille de route simple pour maximiser vos chances de recevoir une réponse attentive.

Votre feuille de route du timing parfait pour lever des fonds en Suisse

  1. Septembre-Octobre : Ciblez cette période optimale. Les investisseurs sont de retour de vacances, planifient leurs budgets N+1 et sont à la recherche de nouvelles opportunités.
  2. Février-Avril : Profitez de cette deuxième fenêtre idéale. Les comptes annuels sont clôturés, les stratégies validées et l’activité bat son plein avant la pause estivale.
  3. Périodes à éviter : Mettez en « pause » vos contacts de mi-décembre à mi-janvier (fêtes), en juillet et août (vacances d’été), et durant les semaines de vacances scolaires de février/mars.
  4. Synchronisation avec les événements : Planifiez vos pics de communication autour des grands événements de l’écosystème comme les SICTIC Investor Days ou le Top 100 Swiss Startup Award pour un impact maximal.
  5. Préparation en amont : Utilisez les périodes creuses (été, fin d’année) pour préparer méticuleusement votre data room, votre pitch deck et votre liste d’investisseurs cibles.

R&D interne ou rachat de startup : quelle stratégie pour innover rapidement en Suisse ?

Pour une entreprise établie cherchant à innover, ou une startup bien financée voulant accélérer sa croissance, un dilemme stratégique se pose : faut-il construire l’innovation en interne (R&D) ou l’acheter en acquérant une startup (M&A) ? En Suisse, où les talents sont chers et le « time-to-market » est critique, cette décision a des implications profondes.

La R&D interne offre un contrôle total. Vous maîtrisez la technologie, la culture d’entreprise reste cohérente et la propriété intellectuelle est entièrement vôtre. Cependant, c’est une voie lente et risquée. Le temps de développement peut s’étaler sur plusieurs années, et le risque d’échec technique est élevé. De plus, le coût d’un ingénieur R&D senior en Suisse peut rapidement faire grimper la facture avant même d’avoir un produit viable.

À l’inverse, l’acquisition d’une startup est un accélérateur fulgurant. Vous obtenez instantanément une technologie éprouvée, une équipe déjà rodée et des parts de marché. Le risque technique est quasi nul. Le principal inconvénient est le coût initial, souvent élevé, et le défi de l’intégration culturelle. Le tableau suivant synthétise ce choix cornélien avec des ordres de grandeur spécifiques au marché suisse.

Coûts et avantages de la R&D interne vs. acquisition de startup en Suisse
Critère R&D Interne Acquisition Startup
Coût annuel ingénieur R&D senior 150’000-200’000 CHF
Valorisation moyenne acquisition 10-50M CHF (early-stage)
Temps de développement 2-4 ans Immédiat (produit existant)
Risque technique Élevé Réduit (proof of concept validé)
Avantage principal Contrôle total, culture alignée Time-to-market, équipe rodée
Exemples suisses 2023 nChain et T3 Pharmaceuticals (500M CHF chacune)

En fin de compte, la bonne stratégie dépend de vos priorités. Si le contrôle et la culture sont vos piliers, la R&D interne est la voie à suivre. Si la vitesse et la réduction du risque sont primordiales, l’acquisition, malgré son coût, est souvent la décision la plus rationnelle.

BAS (Business Angels Switzerland) ou SICTIC : quel club d’investisseurs pour une Fintech ?

Pour une startup Fintech, le choix du réseau d’investisseurs est encore plus critique que pour d’autres secteurs. Vous n’avez pas seulement besoin d’argent, mais aussi d’un réseau qui comprend les complexités réglementaires, technologiques et financières de votre domaine. En Suisse, deux noms reviennent souvent : Business Angels Switzerland (BAS) et le Swiss ICT Investor Club (SICTIC). Bien que les deux soient d’excellents réseaux, leur ADN est différent, et pour une Fintech, l’un se détache clairement.

BAS est un réseau historique et généraliste, avec des membres venant de tous les secteurs. C’est une excellente porte d’entrée pour des projets variés. Cependant, SICTIC s’est imposé comme l’épicentre de l’investissement « early-stage » dans les technologies de l’information et de la communication (ICT), ce qui inclut nativement les Fintech, la blockchain et l’IA. Fondé en 2014, SICTIC est une association à but non lucratif dont la mission est de connecter les startups tech suisses avec des investisseurs avertis.

La force de SICTIC pour une Fintech réside dans la spécialisation de son réseau. Vous ne présentez pas votre projet à des investisseurs qui doivent d’abord comprendre ce qu’est un « smart contract » ou une « API bancaire ». Vous vous adressez à des personnes qui connaissent le secteur, ses défis et son potentiel. Avec des bureaux à Zurich, Lausanne et au Tessin, SICTIC a un maillage national. La taille de sa communauté est également un atout majeur : le réseau SICTIC compte actuellement plus de 500 investisseurs actifs, ce qui en fait le plus grand réseau d’investisseurs providentiels de Suisse. Pour une Fintech, cela signifie un accès à un pool de capital, d’expertise et de connexions sans équivalent dans le pays.

À retenir

  • Alignement d’ADN : Ne postulez jamais à un financement sans avoir validé que la nature de votre projet (scientifique, service, etc.) correspond à la thèse d’investissement du financeur.
  • Psychologie de l’investisseur : Un Business Angel n’est pas un VC. Le premier investit dans une relation et une vision, le second dans un business plan et des métriques. Adaptez votre approche.
  • Le timing est stratégique : Lancer sa levée de fonds en août en Suisse est une perte de temps. Synchronisez vos efforts avec les périodes de forte activité de l’écosystème pour maximiser votre impact.

Comment négocier votre « Term Sheet » avec un VC suisse sans perdre le contrôle de votre startup ?

Recevoir une « Term Sheet » (lettre d’intention) d’un fonds de capital-risque (VC) est une étape exaltante. C’est la validation que votre projet a le potentiel pour devenir grand. Cependant, l’euphorie peut vite laisser place à l’inquiétude en découvrant la complexité des clauses. Dans un marché suisse où les startups suisses ont levé 2,3 milliards CHF en 2024, la concurrence est rude et la pression pour accepter rapidement est forte.

Le véritable contrôle ne se joue pas seulement sur le pourcentage de capital que vous cédez, mais sur des clauses opérationnelles et de gouvernance qui peuvent paralyser votre entreprise si elles sont mal négociées. Un VC n’est pas un passager ; c’est un co-pilote actif qui a des attentes précises en matière de reporting, de croissance et de sortie. Votre objectif est de sécuriser le financement tout en préservant votre agilité et votre vision de fondateur. Pour cela, trois clauses méritent une attention toute particulière :

  • La convention d’actionnaires : C’est ici que sont définis les droits de veto. Assurez-vous que les vetos des investisseurs ne concernent que des décisions stratégiques majeures (fusion, vente de l’entreprise) et non des décisions opérationnelles courantes qui pourraient entraver votre réactivité.
  • La liquidation préférentielle (« liquidation preference ») : Cette clause détermine qui est payé en premier en cas de vente de l’entreprise. Négociez pour obtenir une clause « non-participative » (1x non-participating), plus favorable aux fondateurs, qui empêche l’investisseur de récupérer sa mise *puis* de prendre sa part du reste.
  • La composition du conseil d’administration (« Board ») : C’est l’organe de décision ultime. L’objectif est de maintenir une majorité pour les fondateurs ou, au minimum, une parité avec les investisseurs. Perdre le contrôle du Board, c’est perdre le contrôle de la direction stratégique de votre entreprise.

N’ayez pas peur de négocier. Un VC respectera un fondateur qui défend fermement mais raisonnablement les intérêts de sa société. Entourez-vous d’un bon avocat spécialisé et souvenez-vous que le meilleur deal est celui qui aligne les intérêts de toutes les parties pour le succès à long terme.

Pour mettre en pratique ces conseils et construire une stratégie de financement sur mesure, l’étape suivante consiste à évaluer précisément où se situe votre projet dans cet écosystème. Évaluez dès maintenant la solution la plus adaptée à vos besoins spécifiques pour transformer votre vision en succès.

Rédigé par Marianne Keller, Avocate d'affaires et conseillère en financement pour startups et PME. Spécialisée dans le droit des sociétés et la fiscalité intercantonale, elle sécurise les levées de fonds et les structures juridiques des entrepreneurs suisses.